Burn out … jusqu’à l’épuisement et bien plus.

J’ai fait un burn-out il y a 8 ans, à l’époque ou l’on cela n’était pas encore une pathologie connue.
J’étais dans une situation professionnelle extrêmement tendue, je luttai jusqu’au jour ou je n’ai pas pu continuer : le jour ou mon médecin m’a dit que cela suffisait, que je n’avais pas d’autre choix que de m’arrêter, je luttai encore, alors j’ai consenti à m’arrêter 1 semaine …. je n’ai jamais repris, en arrêt durant 1 an, puis en incapacité de reprendre ce travail.

Brûlée de l’extérieur ? Non déconnectée de tout, incapable de quoique ce soit. La machine ne voulait pas, ne voulait plus, aussi bien au niveau de mon corps qu’au niveau de mon esprit. Plus jamais ça, je me dis maintenant. Je sais pertinemment que je n’aurai pas de seconde chance. Ce n’est pas que l’épuisement, ce sont aussi ses capacités cognitives, songez à l’effet que cela peut avoir : ne plus se rappeler du prénom de ses enfants, ne pas pouvoir conduire, ne pas pouvoir lire …

Une déchéance totale que nul ne devrait connaitre, une telle violence. Se reconstruit-on après un burn-out ? partiellement. Soyons honnête cela prend du temps, beaucoup de temps, entre 3 et 5 ans tel est mon constat, et l’on ne sort pas indemne. Aujourd’hui j’accompagne des personnes qui passent par là ou je suis passée, je les aide à se reconstruire, mais ce que j’aimerai par dessus tout c’est sensibiliser les entreprises, les personnes, a ce fléau; afin de ne pas fraichir ce seuil qui nous change à jamais.