« J’en ai plein le dos »,  » il me gonfle », « tu me fais chier » … autant d’expression qui expriment bien l’émotion ressenti.

Ce ne sont pas les mots qui font la maladie, c’est le poids émotionnel de ces mots. C’est ce que les mots vont cristalliser autour d’eux, ce qu’ils vont vibrer comme émotions : la peur due à une sensation de danger, la colère parce que mes valeurs ne sont pas respectées, la sensation d’impuissance face à l’injustice … c’est cela qui va engendrer un inconfort puis un déséquilibre et faciliter l’émergence de la maladie.

La gestion des émotions est un sujet porteur de nos jours.
Mais faut-il vraiment gérer ses émotions ?
Ne serait-ce pas que dénaturer qui nous sommes que de vouloir gérer nos émotions ?
Ne serait-il pas plus congruent de parler d’énergie, d’intensité de l’émotion.
Inhiber ses émotions serait une erreur, elles sont la résultante – le signal d’alarme – d’un déséquilibre entre notre ressenti et nos besoins. Les réprimer, sera certes plus acceptable, aux yeux de tous mais néfaste pour vous, car a vouloir plaire on s’oublie, on se consume.
Il est tout à fait possible d’exprimer sa colère par une attitude pausée et posée, qui aura le bienfait de ne pas détruire notre corps (la montée d’une violente colère génère une hausse importante de cortisol qui détruit certaines cellules si celle-ci perdure) et de donner plus de valeur aux propos, tout en permettant à la fonction de l’émotion de ré-équilibrer de qui ne convient pas.

La gestion des émotions ou quelque autre appellation qu’on lui donne doit donc veiller à respecter l’information de base de l’émotion, tout en apaisant l’effet parfois fulgurant de cette émotion. Car c’est de l’intensité que né l’inconfort, non de l’émotion en elle-même.