Toujours plus, plus fort, plus loin, plus de choses à gérer que ce soit à la maison, au travail, les conflits, les vacances …. C’est ainsi que pointe l’épuisement, cette volonté incessante d’être toujours au maximum. Autrefois cantonné domaine professionnel, il est maintenant dans tous les domaines.

L’épuisement n’apparaît pas du jour au lendemain. Il s’agit d’un processus perfide qui s’accumule avec le temps jusqu’au jour où la coupe est pleine et la personne s’effondre. Cet effondrement, parfois violent, se produit dans la vie de la personne car elle ne peut littéralement plus la supporter.

Nous pourrions penser que l’épuisement est uniquement mental car lié à l’émotionnel, en fait il s’accompagne généralement d’une grande fatigue physique, d’une sorte d’inertie dont il est difficile de sortir. Comme si les batteries étaient complétement à plat et que la recharge (le sommeil) n’y changeait rien.

Je fais remarquer aux personnes qui en souffrent combien elles ont l’impression qu’elles se sont effondrées du jour au lendemain, ce qui est souvent vrai : un jour on se lève comme d’habitude et tout s’écroule, il est alors impossible de travailler, de vaquer à ses occupations, voire de s’habiller ou de s’alimenter. Et combien la remontée semble longue et pénible, c’est oublier la descente qui dure parfois plusieurs années et que l’on a savamment ignoré.

L’épuisement est lié à un déséquilibre entre nos ressources et nos contraintes. Si mes contraintes sont supérieures à mes ressources, et que je persiste sur ce chemin, je vais donc tout faire pour réaliser mes tâches : travail, maison, famille … pour arriver à un burn-out, j’ai brulé toutes mes ressources.
A l’inverse, si mes contraintes sont inférieures à mes ressources, et que je ne trouve pas de solution pour m’en sortir, ce sera le bore-out (bore = s’ennuyer) qui me guettera.

Comment identifier si l’on est proche d’un épuisement ? Les premières questions à se poser sont : est-ce que j’ai du temps pour moi ? est-ce que j’ai de la reconnaissance, de la considération, pour ce que j’entreprends ? Si tel n’est pas le cas, il y a nécessité de revoir les choses.

Les symptômes initiaux de l’épuisement sont :
La fatigue physique, tout semble de plus en plus lourd à gérer jusqu’à devenir insurmontable. Plus de jus, plus d’énergie, alors impossible de se motiver ?
Cela peut s’associer à des troubles du sommeil : trop fatigué pour se poser, trop de choses dans la tête pour arriver à dormir. C’est alors un enchaînement, si je ne dors pas, je deviens de plus en plus irascible, énervé(e), cela entretient alors mes problèmes de sommeil. Moins de sommeil a une incidence sur mon système cognitif, la concentration, la mémorisation, l’analyse objective, tout cela sera plus laborieux.

Toutes les personnes qui ont vécues un épuisement le disent  « plus jamais ça » car se voir diminuer de la sorte, ne plus se souvenir de ce que l’on fait, ce qu’on lit, des prénoms de ses proches (oui parfois cela va jusque-là) … est extrêmement traumatisant.

Pour éviter cela, comme dans tous domaines, il s’agit de dosage, cela signifie donc de se reconnecter à ses besoins, ses valeurs, à soi tout simplement !