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L’Institut du Cerveau – ICM, a mis en évidence dans une étude parue en 2016, l’impact de la fatigue sur l’activation de comportements impulsifs. Les chercheurs sont partis de l’hypothèse que nous avions un stock quotidien limité de « self-control », qui nous permet d’agir sans impulsivité et de prendre des décisions rationnelles. Stock qu’il conviendrait de ne pas épuiser.

Cette étude met en évidence le mécanisme qui induit, en contexte de fatigue comme une journée de travail, l’accroissement de l’impulsivité, phénomène qui s’opère au travers du cortex préfrontal. Hors l’impulsivité a un impact conséquent sur la qualité du travail fournit, mais aussi sur les relations sociales.

Alors qu’il est demandé toujours plus aux élèves, étudiants ou dans le monde de l’entreprise, et que la visio génére une fatigue accrue, il serait utile de prendre de réaliser régulièrement des pauses afin d’éviter de la fatigue cognitive.

« Un travail trop intense a non seulement des répercussions sur nos décisions économiques mais peut entraîner, à terme, des conditions pathologiques comme le syndrome du burn-out », conclut le chercheur.

 

Référence : Neural mechanisms underlying the impact of daylong cognitive work on economic decisions. Bastien Blain, Guillaume Hollard, and Mathias Pessiglione. PNAS, 2016