Jacques Prévert disait « On reconnaît le bonheur au bruit qu’il fait quand il s’en va« .
Ce bonheur de nous rencontrer, de nous serrer dans les bras, de se toucher, de se promener ou et quand on veut, de s’embrasser …
 
Alors plutôt que de se morfondre sur une situation contre laquelle nous ne pouvons rien faire, cherchons les aspects positifs du confinement, prenons conscience de ce bonheur que nous avions avant, et surtout quand la vie aura repris son rythme, savourons et ayons conscience de cette liberté retrouvée. Et que cette conscience dure !
 
Et si nous portions plus loin la prise de conscience. Portons attention à ces choses qui nous apportent du confort, qui nous facilitent la vie. Il y a certes comme on l’a dit cette faculté d’aller ou l’on veut, quand on veut; quand le confinement n’est pas de rigueur. Mais il y a aussi toutes ces choses auxquelles nous ne portons plus notre attention, dans ce mode automatique que nous avons (inconsciemment) pris, pouvons-nous réapprendre à prendre conscience de nos pieds qui nous supportent jours après jours, de ces mains et de ces doigts sur lesquels nous pouvons compter à chaque instant, de ce souffle permanent si vivifiant qui passe dans notre nez.
Revenons le temps d’un instant à la source, nous avons cette opportunité durant les semaines à venir de nous le permettre, et si jamais de cette expérience extra-ordinaire (au sens étymologique du terme) nous en tirions une nouvelle façon de vivre ?