Selon votre génération, vous avez peut-être comme moi, connu(e) ces éléphants de cirque qui attachés à la patte par une chaine maintenue par un pieu, semblent s’ennuyer profondément.

Savez-vous combien pèse un éléphant ? Entre 3 et 6 tonnes. Et l’on voudrait nous faire croire qu’un animal de ce gabarit n’aurait pas assez de force pour s’affranchir d’un pieu et d’une chaîne.

Comment se fait-il que l’éléphant demeure passivement ainsi, prisonnier de sa chaine ? Grâce ou à cause du conditionnement : lorsque l’éléphant était tout petit, et qu’il ne pesait que 100 à 200 kg, la chaine lui est posée. Tout jeune, il ne peut se libérer, d’autant que sa mère est à côté et qu’il a un besoin vital d’elle pour grandir. Alors le temps passe et cette chaine dérisoire par rapport à sa force demeure et devient le symbole de son impossibilité à se mouvoir, à se libérer.

Nous nous comportons parfois comme les éléphants, convaincus d’être prisonniers de chaines que nous pourrions si aisément supprimer. Pour briser ces chaines il conviendrait d’avoir conscience des limites que l’on s’impose, parfois bien malgré soi, et de s’autoriser à casser le conditionnement mis en place.