Pas facile de vivre avec une phobie sociale, et pourtant il existe des solutions.

La personne atteinte de phobie sociale ne supporte pas le regard des autres, elle n’a aucune confiance en elle et, est convaincue que les autres vont se moquer d’elle, la juger.

Il ne faut pas confondre la timidité avec la phobie sociale. La timidité est une gêne désagréable en présence des autres mais pas envahissante comme l’est la phobie sociale, qui est caractérisée par l’impossibilité pour la personne d’être en présence des autres. Il existe aussi l’anxiété sociale qui génère un inconfort moindre que la phobie mais qui nécessite d’être prise au sérieux pour éviter que la situation n’empire. Les conséquences sont graves pour la personne qui vit cette situation car elle va se replier sur elle, ce qui pour un enfant ou ado se traduit par une déscolarisation très souvent, pour l’adulte cela peut aller jusqu’à la perte d’emploi et la fin de la vie sociale donc amicale et amoureuse.

Vaincre la timidité se fait par un travail de maitrise de son inconfort, de sa peur face aux autres (par l’EFT par ex !). Quant à l’anxiété sociale ou la phobie sociale, que seul un spécialiste va pouvoir nommer, il va falloir travailler sur des composantes plus complexes comme la honte, la peur d’être humilié, mais également par rapport aux liens d’attachement.

Dans tous les cas, il convient d’intervenir au plus tôt, en effet, ces troubles surviennent souvent au moment de l’enfance, et ne vont pas en s’améliorant. Les solutions peuvent être médicales comme les antidépresseurs, anticonvulsifs … mais Pietro Grimaldi, psychothérapeute et vice-président de l’Association italienne des troubles d’anxiété sociale (AIDAS), considère que le traitement le plus efficace se concentre dans les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) adaptées à la phobie sociale.
D’une durée moyenne de quelques mois, cet accompagnement est considéré comme le plus efficace et le moins coûteux. « La thérapie standard comporte deux types d’intervention : une restructuration cognitive, qui remet en question et modifie les convictions dysfonctionnelles (“je vais être ridicule’’, “tout le monde se moquera de moi’’), et une exposition systématique et graduelle aux
situations redoutées », décrit Grimaldi [extrait cerveau & psycho n° 102 sept 2018]. « On choisit une série de situations sociales pas trop éprouvantes pour le sujet (comme discuter avec un ami) et on l’invite à s’y exposer, en se fixant un objectif minimal (poser trois questions). Il constate ainsi que ses prévisions négatives ne se vérifient pas forcément, puis les corrige peu à peu. »