Tu m’énerves, c’est de ta faute si j’ai loupé mon plat….

Qui n’a pas dit, un jour, cela ou quelque chose de semblable. Et pourtant tout cela est faux.
Vous avez peut-être loupé votre plat, à vous d’en juger … mais ce n’est pas de SA faute ! Et la colère ou l’énervement qui en découle nous appartient.

Nos émotions sont le fruit de nos propres évaluations personnelles. Ainsi, l’autre ne peut être responsable de mon émotion, puisque c’est ma perception de la situation qui va faire que je souhaite manifester telle émotion.
C’est pourtant si simple et si dédouanant de mettre la faute sur le dos de l’autre, de là à dire que c’est humain … !

Le déclencheur de l’émotion est souvent externe, nous sommes d’accords : trouver mon pneu crevé, me faire traiter de bonde, entrer en conflit avec mon boss ou un ami, ne pas être écouté … autant de situation qui peuvent me faire réagir.
Mais si je regarde de près, ce sont bien mes pensées relatives à cette situation qui vont engendrer de la colère, de la peur, de la tristesse, de la honte ou que sais-je encore. C’est ma façon personnelle d’interpréter, de donner du sens à l’évènement qui va engendrer l’émotion; c’est bien le fruit de ma personnalité.

Petite démo : Je dois remettre un dossier très rapidement. Le jour J, le dossier est sur le bureau de la personne qui l’a demandé, tout en haut d’une pile qui va continuer à grandir.
Que fais-je avoir comme émotion?
Tout cela dépend de la valeur que j’accorde à mon travail, si faut de temps le bouclage du dossier ne me satisfait pas, je serai heureux ou heureuse de ce manque d’attention. En revanche, si j’ai tout donné et que j’en suis extrêmement fière, la mise à l’écart de mon œuvre va générer chez moi, de la colère, du dégoût, de la tristesse.

Pour être moins impacté(e) par mes émotions, quand elles sont désagréables essentiellement, j’ai la possibilité d’observer l’interprétation que je donne à l’évènement, ainsi nait le lâcher-prise