Le stress est utile, mais comme tout, un savant dosage est nécessaire.
Il est peu fait écho à l’utilité du stress, ce sera d’ailleurs le sujet d’un prochain article.
Aujourd’hui je souhaiterais vous parler du lien étroit entre stress et poids.

Pour comprendre l’impact du stress sur notre morphologie, il nous faut entrer dans le mécanisme de base du stress.
Le stress aigu est une montée d’énergie qui correspond à une réaction à un danger imminent, d’une menace nécessitant une action rapide ; que ce danger soit réel ou ressenti.
Si une voiture sort de la route et se dirige vers vous, à cet instant, vous n’avez que quelques secondes tout au plus, pour mettre en action vos jambes et vous mettre à l’abri. Il s’agit alors d’un stress réel ou aussi appelé absolu.
Dans le cas d’un stress non réel, c’est-à-dire ressenti ou relatif, il vous suffit de repenser au passage d’un examen, d’un entretien capital, qui de la même façon va être traduit par votre corps comme nécessitant un surcroit d’énergie pour mobiliser votre corps dans le combat ou la fuite que vous devez réaliser. Bien sûr, face à une feuille blanche ou un recruteur, il est impossible d’utiliser l’énergie libérée par le pic de stress. Mais cela votre conscient le sait probablement, mais pas votre inconscient qui a lancé la machine.

Passé le stade du stress, le corps reçoit le signal qu’il lui faut manger afin de reconstituer les réserves d’énergie pour être en mesure de faire face au prochain danger. Ainsi, le cerveau envoie des informations pour que l’on se mette en recherche de nourriture.

Mais si le stress aigu devient un stress chronique, c’est-à-dire que les situations de stress sont permanentes ou trop récurrentes, c’est un peu comme si la machine s’emballait. Les hormones de stress trop souvent sollicitées, vont commencer à se dérégler, engendrant une adaptation qui ne sera pas adaptée et qui va finir par dérégler l’individu: le pic de stress générant une augmentation d’énergie (pour faire face au danger) qui dans notre société moderne n’est pas (ou peu) consommée et va donc être stockée, tout en envoyant un appel à se substanter pour faire face à cette dépense d’énergie (qui n’a pas eu lieu on est bien d’accord, mais ça le cerveau ne le sait pas). Au final, c’est la pagaille, et une des conséquences est l’apparition de bourrelets de plus en plus marqués. Mais si ce n’était que cela, le surpoids engendre d’autres soucis comme du diabète, des problèmes vasculaires ….

De là à dire que tout est lié au stress, il n’y a qu’un pas …