comprendre l'émotion

Nous sommes des êtres sociaux par naissance, nous avons besoin d’échanger et chaque action que nous vivons se traduit par une émotion.
Lors de mes formations, je propose une pratique qui semble très simple et pourtant … : essayez de raconter à une personne une histoire, quelque chose d’intense, comme le dernier film qui vous a bouleversé, une discussion qui a mal tourné, un évènement pour lequel vous vous êtes enflammé. Racontez-le mais d’une voix neutre, sans y mettre de mots qui pourraient traduire ce que vous avez vécu, sans que votre visage ne trahisse votre ressenti.

Vous pensez peut-être que c’est facile, détrompez-vous, il est impossible spontanément de bloquer ses émotions. Naturellement, sans même s’en rendre compte, nos mimiques, nos expressions, le timbre de notre voix, notre posture, tout de nous donne une information sur l’état de nos émotions, que ce soit confortable ou non.

Parce que justement les émotions ont un rôle à jouer, elles donnent aux personnes qui nous suivent, qui nous regardent, avec qui nous échangeons, une information sur comment nous percevons ce qui se passe. Et cela se fait inconsciemment. Si pour une raison une ou autre nous tentons de limiter, d’étouffer l’émotion, sans écouter ce qu’elle a a nous dire, c’est à coup un boomerang qui reviendra vers nous, rapidement ou moins, mais indubitablement.

Parfois il nous est difficile de comprendre l’émotion de la personne en face de nous, ou notre propre émotion, d’autant que cela a un impact sur notre physique et/ou mental. Parfois il est complexe de limiter l’intensité de ces émotions. C’est en cela que le travail sur les émotions est intéressant : comprendre l’émotion, comprendre son action sur le corps ou l’esprit, agir pour limiter son intensité afin qu’elle demeure dans une fenêtre qui demeure tolérable à défaut de confortable.